Quelques précisions et réponses de la part de VNE suite à l’article publié sur : www.laplainedesvosgesinfo.com. le 15 décembre 2018

  1. FLECK Jean François Vosges Nature Environnement 15 décembre 2018 à 17 h 12 min

Bonjour,
A la lecture de votre compte rendu je suis effaré du manque d’objectivité, de la partialité avec laquelle vous retracez le déroulement de la soirée. Un journalisme honnête se veut de séparer les faits des commentaires du rédacteur. Vous stigmatisez les interventions du collectif sans vous posez de questions sur les faits révélés. Je puis vous affirmer, ce que personne ne contestera, que nous faisons partie des quelques rares membres de la CLE qui connaissons le dossier dans le détail. Et c’est bien pour cela qu’on n’a pas eu un droit de présentation de notre analyse ainsi que des raisons factuelles pour lesquelles nous refusons le projet de transfert depuis 2016! Les quelques minutes d’intervention qui nous ont été accordées, avec des essais de censure de la part de représentants de la préfecture qui connaissent parfaitement les failles du dossier, ont été bien insuffisantes pour expliquer notre position preuve à l’appui.
Vous osez écrire que nous sommes fermés au dialogue et aux explications fournies.
Soit vous n’avez rien compris aux motivations de nos quatre associations, soit vous prenez position sans recul et sans réflexion pour les élus et les pouvoirs publics qui sont responsables de la situation et qui osent proposer une solution insoutenable et contraire à la loi sur l’eau de 2006.
Vous faites par ailleurs un gros contresens dans votre analyse de nos réactions. Nous n’étions pas là pour entendre des explications, le dossier nous le connaissons trop bien. Nous étions là pour éclairer le public sur certains aspects du dossier que j’ai soulevés pour petite partie.
Enfin vous allez jusqu’à nous accuser de défendre une radicalité au mépris des emplois!
Vous n’avez pas, ainsi que les élus qui en font leur fond de commerce, le monopole de l’humanité et du souci de l’emploi. La solution que nous défendons est la seule, en l’état actuel du dossier, qui permette le retour à l’équilibre de la nappe si on ne veut pas avoir recours à cette usine à gaz de transfert qui est proposée.
Elle est la seule, car les solutions alternatives que nous avons proposées en lien avec la ressource des Muschelkalk qui dispose d’une ressource abondante nous ont été refusées. Pourquoi? Tout simplement pour la réserver à Nestlé à qui l’Etat attribue depuis des autorisations de prélèvements supplémentaires (Suriauville) et permettre également de prospecter pour une extension de son activité (autour de Vittel)!
Vous parlez de l’emploi. Savez vous combien seraient menacés par une suppression de l’embouteillage Bonne Source, surtout si des compensations étaient offertes dans les Muschelkalk? Quelle est l’incidence réelle sur l’emploi du fait de mettre un peu moins d’eau dans les tuyaux d’un système automatisé? Sans réponse précise à ces questions agiter le spectre du chômage est irresponsable.
Aussi, nous prenons l’initiative de demander le plus rapidement possible, une entrevue avec les responsables de Nestlé Waters.
Enfin, notre position, nous l’avons construite dans le souci de l’intérêt des populations locales et du respect de la loi et à partir de données factuelles dont nous pouvons apporter la preuve car elles sont issues des comptes rendus et rapports disponibles par tous, y compris les journalistes, .
J’espère que ma réaction sera publiée sans censure et que vous prendrez le soin de nous rencontrer afin de communiquer à vos lecteurs des infos vérifiées et non des impressions et des analyses subjectives.

répondre

    1. Alain Buffe Poster auteur15 décembre 2018 à 23 h 14 min

Monsieur Fleck,
J’ai assisté à plusieurs de vos interventions dont celle de Valfroicourt, et je me suis aperçu d’une chose, c’est que vous êtes constamment à charge contre Nestlé et uniquement Nestlé. Or, il n’y a pas que Nestlé qui puise dans la nappe et il serait bon de le rappeler aussi. A l’inverse de mes confrères journalistes, je suis du secteur de Vittel et il s’avère que le dossier du GTI je le connais très bien également pour avoir couvert le sujet depuis de très nombreuses années, et j’en ai vu des préfets se casser les dents dessus et refiler le dossier aux successeurs…
Je ne remets pas en cause la légitimité du « combat », mais la forme et les interventions de certains de vos membres. De plus, je vous informe que j’avais mis en ligne vos publications et le lien du site « l’eau qui mord », comme j’ai mis en ligne les documents de la concertation afin que les gens puissent se forger une opinion par eux-mêmes…
Vous vous dîtes ouverts au dialogue, alors que les membres du collectif se permettent de huer et de siffler le préfet. J’ai cru comprendre que les ateliers seront idéales pour apporter des propositions. Nous verrons à ce moment…
Mais sachez que je n’ai aucun intérêt de près ou de loin avec Nestlé, pas plus avec les politiques de droite comme de gauche. Mais je ne suis pas né de la dernière pluie, et j’ai bien remarqué que vous « utilisiez » souvent les médias comme outil de propagande, qui est la règle du jeu en soit.
Mais rassurez-vous nous aurons l’occasion de nous rencontrer et d’en discuter en toute objectivité.
D’ici là bien cordialement.

répondre

      1. FLECK Jean François Vosges Nature Environnement 16 décembre 2018 à 10 h 17 min

Merci pour votre réponse qui appelle quelques précisions:
1) Vous faites un amalgame entre la position des 4 associations et leur travail légitime d’information et d’alerte, et la forme d’intervention de certains de nos membres. Je suis désolé mais les membres qui ont rejoint le collectif et soutiennent notre action s’expriment à titre personnel et non pas au nom du collectif associatif. Vous en profitez pour parler de « propagande » sous entendu politique!
Nos 4 associations ne soutiennent aucun parti et nous revendiquons notre neutralité politique.
2) Vous nous reprochez d’être continuellement à charge contre Nestlé.
Premièrement nous faisons une différence entre les différentes activités industrielles concernées. Nous avons analysé les impacts de l’Ermitage: baisse de la consommation d’eau – économies encore possibles – et une dynamique de création d’emplois.
Quand on fait le même bilan pour Nestlé on constate: une stratégie d’augmentation des prélèvements – des diminutions d’effectif.
Au delà de ces caractéristiques, au regard de la loi sur l’eau, Nestlé n’arrive qu’en 3ème priorité d’usage de la ressource. Une politique sérieuse, de bon sens et éthique de la gestion de la ressource aurait du conduire l’Etat à mettre un terme à cet embouteillage de bonne source dès 2001. Nestlé n’est donc pas le seul responsable, car c’est l’ETAT qui selon nous a le devoir et la responsabilité de stopper ces prélèvements incompatibles avec la préservation de la ressource chère à Nestlé!
Tout cela nous le répétons dans toutes nos interventions et le renouvelons à l’occasion de cette concertation.
Enfin et cela devrait être un peu plus relayé par les médias français bien peu bavard sur le sujet(ce que font les médias allemands), c’est la même stratégie constatée partout dans le monde et qui est aussi perceptible chez nous à savoir la stratégie d’accaparement de la ressource en eau par Nestlé sur tous les continents, avec ses conséquences sur le droit de l’accès à l’eau des citoyens.
Vous nous permettrez alors d’exercer la plus extrême vigilance et d’alerter sur ce danger afin que les citoyens et pouvoirs publics gardent le contrôle de notre ressource en eau.

répondre

        1. Alain Buffe Poster auteur17 décembre 2018 à 19 h 24 min

Bonjour Monsieur Fleck,
Ne croyez pas que je sois contre votre « combat » que je trouve tout à fait légitime quant à la protection (au sens large) de la nappe et à la baisse inquiétante du GTI qui ne date pas d’aujourd’hui. Et où je vous rejoins, c’est que la responsabilité de l’Etat d’avoir autorisé ces prélèvements exagérés durant toutes ces années. Aujourd’hui, il y a une prise de conscience de tous, industriels compris, et il est temps de trouver des solutions. Mais dans vos rangs, j’ai entendu des messages « extrêmes » qui militent pour la fermeture de Nestlé, qui sont dans la critique constante et sourd au dialogue. Certes, je généralise peut-être pour ne pas être nominatif, mais je constate un manque de respect quand j’entend des élus et des serviteurs se faire huer, invectiver et siffler. Personnellement, je trouve que cela ne sert pas votre cause…
Encore une fois, je ne remets pas le fond de votre démarche mais la forme, qui parfois me fait penser au combat des Vegans qui voudraient interdire tout le monde de manger de la viande, et voudraient faire fermer toutes les boucheries…

répondre

  1. Jean-Pierre Fournier 17 décembre 2018 à 11 h 02 min

Bonjour Alain,
Ici, je ne vais pas feindre de ne pas te connaître et utiliserai le tutoiement comme à l’accoutumée.
A la lecture de ton article, j’ai été surpris par le ton et une forme de positionnement qui s’en dégagent.
Lorsque tu évoques les militants du Collectif Eau 88, tu aurais tendance à les présenter comme étant toutes et tous des agités. Or, lors de cette réunion, l’agitation la plus forte, voire la plus physique, a été celle du Directeur Départemental des Territoires. Au point où c’est Monsieur Damien Parmentier, Directeur Général des Services du Conseil Départemental des Vosges, lui-même, qui est venu le calmé et le ramené à son fauteuil.
Je pense et j’ai constaté, que toutes les personnes du Conseil Départemental, élus et agents, ne se comportent pas de la sorte. Il en est de même pour les membres du Collectif Eau 88. Chacune ou chacun est maître et responsable de ses mots et attitudes sans engager la totalité d’un groupe. Il en est de même aussi de l’écriture. Par contre, toute parole émise, tout écrit posé ou tout fait peut être soumis à critique argumentée.
Pour en finir sur cet aspect, tu dis connaître bien notre secteur. Aussi, as-tu pu remarquer dans la salle nombre de personnes que l’on ne voit jamais – et ce n’est pas une critique mais un constat – dans diverses manifestations alors qu’ils étaient bien présents pour cette question du bon usage de l’eau.
Tu évoques le fait que les membres du Collectif Eau 88 seraient automatiquement contre Nestlé. A ce propos, il faut appeler chat un chat. Et sur notre secteur, l’embouteilleur d’eau minérale s’appelle Nestlé. Comment l’appeler autrement ?
Et c’est là qu’il peut y avoir problème. Et, manipulation par certaines et certains.
J’ai rejoint le collectif, comme beaucoup d’autres, non pas parce que Nestlé mettait de l’eau en bouteilles mais parce qu’il fallait tout faire pour arrêter l’épuisement de la nappe GTI qui fournit l’eau du robinet et même la reconstituer.
En résumé, nous ne sommes pas contre Nestlé pour être contre Nestlé.
Nous sommes pour la qualité de vie sur notre territoire pour nous et les générations qui nous suivront. Et cette vie passe nécessairement et physiologiquement par l’eau
Tous, j’écris bien tous, nous devons/devrons faire des efforts pour puiser de moins en moins dans cette nappe.
Habitants, communes (par exemple : la ville de Contrexéville a 20 % de perte d’eau sur la totalité de son réseau de canalisations d’eau potable – c’est hors règle et de trop), agriculteurs, industriels, acteurs du tourisme, etc., nous devons agir collectivement.
Et c’est là qu’intervient la source (sans mauvais jeu de mot) d’une ambiguïté dans laquelle tombent beaucoup de personnes :
• les industriels, sans exclusive, utilisent, après l’avoir achetée, l’eau pour leurs process, processus, méthodes, … de fabrication, de réalisation. Et cette eau, à l’exception d’un utilisateur, est rejetée dans notre territoire. Je ne te donnerai pas encore le nom afin que tu n’ailles pas trop vite dans ta conclusion.

  • De plus, un utilisateur, prélève, dans cette nappe fragile de l’eau du robinet, de l’eau qu’il va vendre comme eau minérale à l’étranger (Allemagne notamment – la Russie n’en voulant plus, je crois).
    Et maintenant, voici la conclusion : les deux utilisateurs que je cite, n’en font qu’un et un seul. Et, je te livre son nom : Nestlé.
    Par conséquent, et en résumé, la mise en cause de Nestlé par le Collectif Eau 88 est une conséquence de cet état et non une attaque aveugle contre une multinationale.
    Si je n’ai pas été assez clair, n’hésite pas à me solliciter.
    Agréable journée
    Jean-Pierre Fournier
    Contrexéville

répondre

    1. Alain Buffe Poster auteur17 décembre 2018 à 19 h 39 min

Salut Jean-Pierre,
Comme je l’ai précisé dans ma réponse à Jean-François Fleck, je ne suis pas contre le combat du collectif sur l’épuisement de la nappe du GTI, mais c’est sur la forme que j’émets des réserves. Je suis absolument d’accord avec toi sur l’intervention du directeur des territoires et j’ai bien remarqué aussi que Damien Parmentier était intervenu. Mais les discours de certains militants du collectif sont beaucoup moins modérés que les tiens et plutôt extrêmes. Je prends pour exemple ton intervention sur l’Ermitage où tu as posé une question claire, et la réponse de Daniel Gremillet qui était tout aussi claire et précise, sans qu’il y ait eu besoin de huer ou de siffler qui que ce soit. Et heureusement que tu as posé cette question, car tout tournait autour de Nestlé et encore Nestlé qui ne sont pas les seules à puiser dans la nappe.
On aura bien l’occasion d’en parler de vive voix après le conseil municipal…
Amicalement
Alain

répondre

  1. PIERRE alain 17 décembre 2018 à 12 h 15 min

Bonjour,
De Alain PIERRE membre du bureau de la CLE, président du Syndicat Intercommunal des Eaux des Monts Faucilles, maire de Uzemain.
Je suis horrifié de constater comment la propagande peut se faire autour de sujets sérieux qui méritent beaucoup plus que des sifflets ou des invectives du genre « vendus à Nestlé » dans la rue.
Une conduite d’une trentaine de kms fait peur ?
On utilise trop facilement la méconnaissance totale du fonctionnement et de la distribution de la ressource en eau afin de susciter l’émotion. Aujourd’hui, les technologies mises en œuvre garantissent une qualité irréprochable de l’eau qui peut être distribuée à des dizaines de Kilomètres de leur zone de prélèvement. Je gère un réseau de 190 Kms de conduites d’eau distribuée sur 14 communes. A l’époque de sa construction 20 Kms de conduite on été créées (dans les années 70) afin d’alimenter la fromagerie de Darney. Auparavant, l’eau était prélevée à Uzemain à l’aide de camions citernes ; les élus et habitants de l’époque n’avaient rien trouvé à redire !
Ils ont eu le courage de mettre solidairement en commun leurs moyens afin de contribuer à l’équilibre économique de leurs territoires respectifs. Prélever là où la ressource est disponible permet de satisfaire la demande mais aussi de préserver les zones écologiquement plus fragiles. Les moyens économiques créés sur un territoire permettent de financer la protection de ces zones. L’un ne va pas sans l’autre. Personne ne peut se considérer propriétaire de la ressource de son territoire, l’avenir économique et écologique de nos territoires ne pourra se faire autrement que par une organisation collective de la distribution de l’eau. Les pipe-lines qui ne transportent pas du fuel ont encore un bel avenir sauf si on suscite de la peur ou de l’émotion. Dans ce cas, il faudra supprimer de nombreux réseaux de plus de 20 kms… et on retournera au chacun pour soi ?
Alain PIERRE

répondre

    1. Jean-Pierre Fournier 18 décembre 2018 à 10 h 15 min

Monsieur Pierre,

A vous lire, j’ai l’impression que nous n’étions pas à la même réunion alors que je vous y ai vu, à la tribune, aux côtés de Madame Begel.
Ce ne sont pas votre expérience et votre compétence qui sont contestées. Ce ne sont pas les kilomètres de canalisation d’eau plus ou moins importants qui font débat. Ce n’est pas le partage solidaire de l’eau entre habitants de secteurs géographiques différents qui est critiqué.
Il s’agit, dans notre cas, de préserver une nappe, celle du GTI isolée entre les failles de Vittel et Relanges, et de la gérer au mieux pour toutes et tous.
Je m’abstiendrai de redévelopper le contexte ici puisque l’article de Monsieur Buffe et les diverses réactions qui s’en sont suivi expliquent bien la situation.
Cordialement
Jean-Pierre Fournier
Contrexéville

répondre

      1. PIERRE alain 18 décembre 2018 à 13 h 44 min

Monsieur Fournier,
Les pétitions alertaient bien l’opinion publique sur la création de canalisations appelées « pipe-line » . Sur le plan technique, le commun des mortels pouvait évidemment se poser des questions. C’est uniquement sur ce sujet que je m’exprimais.
Concernant le prélèvement dans la nappe des GTI sud-est qui ne serait pas déficitaire, il est bien évident que des garanties de ressources et d’impact négatifs devront être vérifiées. A la suite de ces assurances, la solution serait-elle validée pas les opposants ou encore rejetée ?
Cordialement
Alain PIERRE

FLECK Jean François 18 décembre 2018 à 23 h 23 min

Monsieur PIERRE,

Les associations n’ont pas alerté les populations à propos d’un pipe line ou de canalisations (25 à 50km tout de même en fonction de l’hypothèse retenue!), qui ne nous poseraient pas de problème, s’ils étaient nécessaires afin de sécuriser l’approvisionnement en eau potable,
Nous avons dénoncé le fait que les populations seraient privées de leur eau, celle de leur territoire à laquelle ils ont droit, pour permettre à la multinationale de continuer à en tirer profit, et ce au mépris de la loi sur l’eau.
Le problème est donc d’un tout autre niveau que celui d’accepter ou non quelques km de tuyaux.
Et ce d’autant plus que de toute façon, les contribuables (par leurs impôts pour les subventions) et les consommateurs (par leurs factures d’eau finançant l’agence de l’Eau ) participeraient au financement, ce qui n’est pas acceptable (double peine!)
Enfin, selon nos informations, le secteur sud-est est en réalité très fragile et on ne ferait que déplacer le problème. Vous laissez entendre alors que vous ne confirmeriez pas votre vote. Dont acte.
Une question tout de même, pourquoi avez vous accepté de voter ces transferts alors que toutes les études de faisabilité restent à faire?
Pourquoi n’avez vous pas exigé comme nous d’être destinataire de la note BRGM ?
Dans l’hypothèse où de l’eau serait disponible, nous serions bien sûr toujours opposés à ce transfert car il n’est pas justifié.
La ressource en eau (GTI + Muschelkalk) sur le territoire concerné est suffisante pour satisfaire les besoins de tous les usagers, il suffit d’établir le volume maximum prélevable pour les Muschelkalk et que Nestlé accepte de partager la ressource.
Pour nous cette solution est celle du bon sens, elle est la plus raisonnable, et, de plus, elle ne fait qu’appliquer les priorités définies par la loi.
Cordialement

  1. Schmitt Bernard 20 décembre 2018 à 22 h 19 min

Bonsoir désolé de me joindre un peu tardivement à vos échanges que j’ai appréciés.
Je suis proche de Jean-Francois Fleck et de Jean-Pierre Fournier, je connais mon collègue de la Clé Alain Pierre (en regrettant qu’il ne partage pas notre position !) Et je ne connais pas Alain Buffe.

Les idées que je souhaite vous soumettre sont les suivantes

1) j’ai bien entendu les messages d’Alain Buffe sur la violence l’impolitesse, les sifflements au Préfet. Cela ne me navre pas même si je le regrette. Me permettez-vous un parallèle osé en ces temps ci ? La violence des gilets jaunes (bien relative en dehors de quelques excès) est-elle une violence intrinsèque ou réactionnelle à une violence d’Etat qui met en œuvre (allez, depuis 1983 comme cela on sera tous renvoyés à nos démons) une politique ultralibérale qui conduit peu à peu notre pays sur la voie de la Gréquisation ?.
Plus, pourquoi ne pas dénoncer la violence verbale, insultante du préfet, de son DDT, qu’il faut maîtriser et ramener à sa place, du député Gaultier qui éructent, vitupèrent, menacent « irresponsables »…!
La violence ne vient-elle que des pauvres, sans-dents et jamais des corps dominants ou intermédiaires ? Pourquoi ne pas dénoncer un temps de parole accordé à la tête du client ? On nous avait « octroyé » un temps de parole de 12 mn (confirmation du garant)) . L’animateur, après la séance m’a déclaré qu’on lui avait demandé de ne plus donner la parole à l’environnement immédiat de Jean-Francois Fleck ?!

2) Concernant Alain Pierre, mon collègue de la Clé en désaccord avec lui, je suis en accord avec la parole de JP Fournier. Je voudrais lui dire 2 choses difficiles mais qu’il saura entendre
– sa réaction sur les km de tuyaux (appelons les comme on veut) m’a immanquablement fait penser au proverbe chinois : « quand le sage montre la lune,… l’imbécile regarde le doigt. » Qu’il ne m’enveuille pas cela a été ma première réaction. Et qu’il soit bien bien sûr que les habitants de Valfroicourt seraient d’accord pour partager l’eau avec des populations qui en manqueraient. Le sujet ce ne sont pas les canalisations mais leur finalité !
– sa présence a la tribune, en tant que VP suppléant n’est que le signe que les 2 VP en titre ne sont plus montrables dans une CPP, étant beaucoup trop proches de la multinationale ! On vous utilise M. Pierre.

Cordialement

Bernard Schmitt
Vittel (depuis 1972!)

répondre

    1. Alain Buffe Poster auteur21 décembre 2018 à 1 h 10 min

Bonjour,
Pour le commentaire qui me concerne, pour un mouvement qui se veut apolitique… cela se pose là avec vos présents arguments !!! Et je ne relèverai pas. Et devant la virulence de certains militants, je dis bien certains, je comprends qu’on ait demandé à l’animateur de « sélectionner » les interventions. Pourtant il me semble bien que vous avez été un des derniers à prendre la parole et que vous avez pu donner vos arguments, certes plus brièvement que devant le micro de certains médias…
Cordialement

Alain Buffe (plus de vingt ans de journalisme sur la Plaine et en particulier à Vittel)

répondre

  1. Laï 21 décembre 2018 à 11 h 42 min

Bonjour.
Je suis membre du Collectif Eau 88. Comme bien d’autres, je ne suis informé de cette problématique de l’eau … que depuis juin 2018, et grâce au Collectif ! Je pense que l’essentiel est de préserver la ressource naturelle qu’est l’ EAU. C’est une vérité basique, mais qu’il faut tout de même explicitement dire dans notre modernité parfois aveugle sur les choses essentielles: l’ EAU est vitale. Les intérêts économiques doivent donc passer après les intérêts vitaux. Je pèse bien ce mot: elle est vitale pour tout un chacun, mais encore plus pour les personnes fragiles ou fragilisées dans leur existence: enfants en bas âge, personnes âgées, personnes hospitalisées …
Eric Laï, citoyen éclairé sur la problématique de l’eau grâce au Collectif.

répondre

  1. FLECK Jean François 21 décembre 2018 à 15 h 54 min

Bonjour,

Vous faites erreur Monsieur Buffe, il n’a pas été demandé à l’animateur de sélectionner les prises de parole pour éviter certains dérapages, il lui a été demandé de ne plus donner la parole aux 4 représentants du collectif, au premier rang, suite à mes interventions qui, vous en conviendrez, ont été factuelles et respectueuses. Les réactions agressives qui ont suivi ne venaient pas des « agités » du collectif, mais du premier rang, le DDT et le Préfet, m’accusant de monopoliser la parole, alors que nous n’avions pas dépassé les 15’ (et non 12’), accordée par le garant et la Pdte !
D’où vient dès lors la violence ?
L’attitude des pouvoirs publics et des élus responsables de ce dossier est caractéristique de ce qui est actuellement reproché aux élites dirigeantes : absence d’écoute – décisions en petit comité – verticalité des décisions – satisfaction donnée en priorité aux multinationales et pénalisation des contribuables et consommateurs les plus modestes.

Le Pdt Macron, en réponse à la grogne et la colère, vient de décider une grande consultation nationale du type de celle que nous vivons en avant première à Vittel. Si l’attitude des élus et des pouvoirs publics est de même nature, ce n’est même pas la peine de la mettre en place ! C’est aux antipodes de ce qu’attendent les citoyens : les écouter et tenir compte de leur avis.

Concernant l’apolitisme, avez vous observé que pour certains journalistes et hommes politiques entre autres, lorsqu’un élu de droite prend des décisions il fait de la gestion, il administre la Cité, quand c’est un élu de gauche, il fait de la politique !
Vous entretenez en permanence, et à dessein, l’amalgame entre les démarches politiques et politiciennes, et vous attribuez au terme politique des connotations négatives et péjoratives.

Avez-vous remarqué que, qualifier de « démarche politique », de « propagande », toute action ou argument qui dérange, permet de ne pas avoir à se justifier sur le fond et à opposer argument contre argument

Qu’y a-t-il pourtant de plus noble que de s’intéresser à la vie de la cité, y participer, contester mais aussi proposer pour défendre le bien commun et l’intérêt général, ce qui caractérise notre démarche politique, a sens premier du terme ?
Les nombreux citoyens, toute sensibilité politique confondue, qui nous soutiennent ne s’y sont pas trompés. Ils ont bien compris le sens profond de notre action.

Je vous remercie d’avoir ouvert le débat et d’avoir permis que chacun s’exprime sans censure.

Il me reste à vous suggérer de nous rencontrer afin de relater dans vos colonnes les fondements de notre analyse du dossier,
les raisons de notre opposition aux transferts et les propositions alternatives que nous voulons voire étudier…depuis maintenant 3 ans!

Je vous souhaite de bonnes fêtes de Noël

Bien cordialement

répondre

    1. Alain Buffe Poster auteur21 décembre 2018 à 16 h 24 min

Bonjour Monsieur Fleck,

Encore une fois, sur le fond je ne remets nullement en cause que le « combat » que vous menez tous et j’y suis sensible pour le suivre depuis longtemps. Et d’ailleurs pour vous rafraîchir la mémoire, une grande réunion (un peu du même genre…), ce ce même sujet de la nappe GTI s’était tenue en mai 2008 au Palais des congrès, avec le préfet de l’époque Albert Dupuy, le sous-préfet Wassim Kamel, Jean-Jacques Gaultier, Luc Gerecke… et vous-même, en qualité de conseiller régional et je crois même me souvenir que vous étiez le 5e vice-président de la région Lorraine. Et je me souviens très bien que le débat avait été bien plus calme pour les mêmes enjeux.
C’est bien la forme que je remets en jeu, sans vouloir faire une généralité, mais je comprends aussi « votre » frustration de vous priver de vous exprimer. C’est avec plaisir que je vous rencontrerai lors du prochain atelier à Contrexéville afin de pouvoir en débattre.
D’ici là, je vous souhaite également d’excellentes fêtes de fin d’année.

Très cordialement
Alain Buffe

 

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