Journée du 16 juin à Bar le Duc : contre la Poubelle Nucléaire

Vous en avez peut-être déjà entendu parlé… voici les premières infos !

Depuis 1993, nous avons actionné sans relâche tous les leviers de l’opposition légale. Nous nous sommes confronté-es aux élu-es de la nation, des régions et des départements, toutes et tous issu-es des grands partis institutionnels. Nous avons été reçu-es dans les cabinet ministériels. Résultat : un mépris total de nos arguments et un projet qui avance inexorablement.

Aujourd’hui, une nouvelle génération de militant-es s’est installée dans les environs de Bure. En assumant d’occuper les lieux stratégiques, elle bouscule nos pratiques en même temps qu’elle ragaillardit nos convictions. Grâce à elle de beaux résultats ont été obtenus et le projet de Bure vacille.

IL FAUT ENFONCER LE CLOU !

Les mois qui viennent de s’écouler ont été particulièrement denses. Après avoir endormi et manipulé la population pendant 20 ans à travers diverses stratégies vicieuses et violences silencieuses, c’est par la force physique et brutale que l’Etat compte imposer un projet intrinsèquement dangereux, irresponsable, et inacceptable.

Mais force est de constater que sa volonté d’asphyxie de l’opposition ne fonctionne pas : la mobilisation contre le projet Cigéo a pris une ampleur inédite, de par ces incroyables rassemblements spontanés et la constitution de 37 comités de soutien… du jamais vu ! Cette période lourde et chargée en émotions a cimenté les liens qui nous unissent, a conforté nos convictions, a permis l’ancrage national de la lutte. Nous sommes bien décidé-es à ce que ce 16 juin soit un moment charnière, en répondant aux démonstrations d’autorité de l’Etat par une démonstration de notre détermination infaillible ainsi que par celle de l’insécabilité de notre mouvement d’opposition en perpétuel renouveau !

PRE-PROGRAMME

Le matin : réfléchir ! (de 10H à 13H)

Des forums aux vertus pédagogiques viendront ouvrir et cadrer cette journée. De nombreux-ses intervenant-es au sein de divers ateliers mettront en lumière le processus décisionnel de Cigéo ficelé d’avance et ne permettant aucune incartade démocratique ! Cette réalité soude l’ensemble de l’opposition et nécessite de réinventer la lutte.

Vous pourrez assister à :

*La concertation autour de Cigéo ?! Une bouffonnerie !

*Les stratégies des institutions pour imposer un projet d’Etat.

*Comment défendre son territoire, colonisé par des projets non désirés mais imposés ? (Exemples à travers la nucléarisation du territoire et les GPII)

*Un autre avenir pour le territoire : quel monde veut-on ? comment se bat-on ? pourquoi se bat-on ?

L’après-midi : agir ! (à partir de 14H30)

Un seul mot d’ordre : le Bois Leduc à Bar-le-Juc ! L’Etat n’empêchera pas la forêt et ses occupant-es de s’exprimer !

Diffusez, parlez-en autour de vous. Cette journée sera capitale. Elle est programmée pour décupler notre lutte !

Journée Contre la Poubelle Nucléaire à Bar le Duc le 16 Juin 2018

Dans le cadre de la Journée contre la Poubelle Nucléaire du samedi 16 Juin à Bar le Duc, Vosges Alternatives au Nucléaire organise le transport en bus.

Un bus de s’organise au départ de Gerardmer à 6h30 puis Epinal, Mirecourt, Neufchateau pour arriver à Bar le Duc. Le retour sera précisé plus tard.

Le bus ne pourra se faire que s’il y a suffisamment de monde inscrit. Veuillez réserver vos places au plus vite, pour le 15 mai au plus tard. Le prix de la place est de 20 euros par personnes, si le règlement pose soucis nous adapterons un tarif particulier, en nombre limité.

veuillez appeler Jean Luc au 06 77 03 96 33.

Réservation de préférence par mail s’il vous plait.

vosgesan@gmail.com

Communiqué de France Nature Environnement relatif à l’exploitation de nappe phréatique de Vittel

Bonjour,

Veuillez trouver ci-dessous  le communiqué FRance Nature Environnement.

https://www.fne.asso.fr/communiques/nestl%C3%A9-waters-ass%C3%A8che-les-nappes-de-vittel-sur-fond-de-conflit-dint%C3%A9r%C3%AAt

Communiqué de FNE en format pdf : Communiqué de FNE sur Vittel

Faite suivre à tous vos amis…

 

Article de Reporterre sur l’exploitation de la nappe phréatique de Vittel

https://mrmondialisation.org/nestle-accuse-de-surexploiter-une-nappe-phreatique-en-france/

Nestlé accusé de surexploiter une nappe phréatique en France

26 mars 2018

Source : www.theglobeandmail.com

En France, à Vittel, Nestlé Waters est accusée par France Nature Environnement de surexploiter une nappe phréatique, le tout dans un contexte de suspicion de conflit d’intérêt. Alors que Nestlé utilise à ses propres fins une ressource locale sur le dos des populations, se pose la question de l’urgence de nouvelles politiques publiques de l’eau avant l’accaparement total de l’eau.
La mauvaise santé de la nappe phréatique de Vittel fait l’objet d’alertes dans les médias depuis plusieurs années et inquiète association environnementales et ONG. À l’occasion de la journée mondiale de l’eau du 22 mars dernier, France Nature Environnement (FNE) dénonçait cette situation alarmante dans un communiqué de presse.

Selon la FNE, la multinationale suisse « surexploite sans vergogne une nappe d’eau souterraine au détriment des populations locales », le tout en dépit  d’un « déficit chronique annuel d’environ 1 million de m3″. L’eau pompée est ensuite commercialisée dans toute l’Europe à des prix particulièrement élevés, sous forme de bouteilles plastiques.

France Nature Environnement monte au créneau

La situation est d’autant plus choquante qu’elle conduit à faire supporter par les habitants l’augmentation du prix de leur approvisionnement en eau : « la stratégie imaginée pour approvisionner en eau potable les populations locales de Vittel n’est autre qu’un transfert massif d’eau sur des dizaines de kilomètres de pipeline, pour un coût de 20 à 30 millions d’euros sur 20 ans. Ainsi, Nestlé pourra continuer son exploitation, pendant que les habitants de Vittel se verront répercuter le prix des travaux sur leur facture d’eau », fustige la FNE, selon qui les modes opératoire de Nestlé Waters entrent en contradiction avec l’image que souhaite se donner l’entreprise, notamment par l’intermédiaire de campagnes de communication affirmant le caractère responsable de la multinationale et mettant en avant des méthodes en adéquation avec les principes de « durabilité ».

De surcroît, cette première affaire se déroule sur le fond d’un potentiel cas de conflit d’intérêt qui a été porté devant la justice il y a deux ans. En effet, entre 2013 et 2016, le poste de présidente de la Commission locale de l’eau (CLE), un organisme public, était occupé par Claudie Pruvost pendant que son mari, Bernard Pruvost, travaillait pour Nestlé International. Pour l’association Anticor, qui a signalé la situation au parquet en 2016, la situation est anormale, bien que Nestlé International soit théoriquement une entité juridique distincte de Nestlé Waters. Claudie Pruvost a t-elle usé de sa position pour offrir des avantages à Nestlé ? Cette question sera tranchée par les juges prochainement.

L’eau, bien privé ou bien commun ?

Ce cas nous ramène une fois encore à nos fondamentaux de l’écologie politique. Ce n’est pas la première fois que des multinationales sont accusées de se servir dans les nappes phréatiques au détriment des populations. L’exemple de Coca-Cola en Inde et au Mexique est bien connu et emblématique : dans ces deux pays, le géant du soda a mis en place des usines accusées de surexploiter des nappes phréatiques, une activité industrielle qui pèse lourd sur les habitants locaux qui vivent encore pour bon nombre d’entre eux de l’agriculture. #Nestlé, qui possède plusieurs dizaines de marques d’eau (dont par exemple Vittel, Perrier ou encore Hépar), a pour sa part été régulièrement accusée d’assécher les ressources en eau dans différentes régions du monde, comme aux États-Unis, pendant que certains habitantes et habitants se battent contre ce qu’ils estiment être un vol des générations futures. Pendant ce temps, les entreprises de l’eau en bouteille réalisent des marges très importantes sur leurs ventes tout en communicant sur les bienfaits de leur produit par rapport à l’eau du robinet et ce en dépit du fait que 96% des français ont accès à une eau portable d’une excellente qualité. La découverte récente de particules plastiques dans l’eau de plusieurs marques en bouteille, dont certaines appartenant à Nestlé Waters, relançait d’ailleurs le débat récemment.

Le monopole que Nestlé s’est vu octroyé sur les ressources locales à Vittel met donc une nouvelle fois en lumière la problématique de la privatisation de biens collectifs essentiels. L’eau potable ne serait-elle pas un bien qui devrait être accessible aux populations et qui devrait être protégé des logiques commerciales dans le cadre d’un monopole ? La question se pose de manière urgente à l’heure où, sous les effets du changement climatique, la pression grimpe sur les ressources en eau. À l’image de nombreux pays d’Asie et d’Afrique, des régions entières souffrent d’ores et déjà de pénuries d’eau. En ce moment même, l’Afrique du Sud est frappée de plein fouet par une pénurie historique, pendant que, plus proche de nous, Rome avait été contrainte de déployer des restrictions importantes sur l’eau l’année passée : la rareté de ce bien est une réalité quotidienne pour des millions de personnes dans le monde entier et les multinationales connaissent parfaitement cette évolution du marché de l’eau. Dans ce contexte, pourront-elles profiter encore plus de cette rareté et des droits exclusifs qu’elles se sont accaparées sur le dos des populations ?

 

13ème Édition de Relanges Bio 2018

La 13ème Edition de Relanges Bio se déroulera le samedi 21 Avril à partir de 14h et le dimanche 22 Avril toute la journée.

Comme chaque année, un stand de Vosges Nature Environnement vous accueillera .

Pour plus de détails sur le programme, cliquez sur les liens ci-dessous :

Affiche Relanges bio 2018-web-1 Flyer Relanges bio 2018-web

Affiche Relanges bio 2018-web-1